Fondements

1. Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d’objets de savoirs ou de culture dans l’exercice de ses fonctions.

Les composantes de la compétence[1]

  • Situer les points de repère fondamentaux et les axes d’intelligibilité (concepts, postulats et méthodes) des savoirs de sa discipline afin de rendre possibles des apprentissages significatifs et approfondis chez les élèves. (p. 61)
  • Prendre une distance critique à l’égard de la discipline enseignée. (p. 62)
  • Établir des relations entre la culture seconde prescrite dans le programme de la formation et celle de ses élèves.  (p. 65)
  • Transformer la classe en un lieu culturel ouvert à la pluralité des perspectives dans un espace de vie commun. (p. 66)
  • Porter un regard critique sur ses propres origines et pratiques culturelles et sur son rôle social. (p. 67)

Comme le suggère Zakhartchoul (1999), la médiation culturelle du maitre est essentielle pour que les élèves rattachent les objets de leur milieu quotidien à des thèmes, à des récits ou à des productions du patrimoine scientifiques et culturel. Une telle médiation combine l’écoute attentive des élèves et l’astuce, la ruse, voire le détournement de leurs propos pour émerger les défis qui les poussent vers la recherche d’éléments de référence présents dans l’espace social. (p. 65)

Mon parcours m’a amenée à être passeur de culture. J’ai toujours tenté d’agir de manière professionnelle dans le cadre de mes activités, tout en ayant conscience de m’inscrire dans un mouvement et une tradition beaucoup plus large que moi. Je suis née de la bouche de Miron, de Ducharme et de Marie Uguay. Mes filiations multiples et dévorantes ont participé à me construire dans le doute perpétuel, la passion de la langue et l’urgence contemplative. Ma réflexion actuelle me pousse à questionner comment je peux exploiter mes compétences acquises (en littérature numérique et en animation, par exemple) dans l’exercice de mes nouvelles fonctions. Difficile de faire l’exercice pour l’instant puisque que je ne connais pas suffisamment les programmes. La première étape est donc de me familiariser avec les programmes de français langue seconde et de francisation.

Comme on peut le lire chez Courau[2] l’adulte a besoin de comprendre pourquoi il apprend quelque chose et d’être capable de l’associer à son expérience. Je persiste à croire que dans ce contexte, les arts (la poésie en particulier) permettent un changement de perspectives qui agit comme un boost sur la créativité. Le fait de continuer à s’émerveiller et de s’exercer à voir autrement permet de créer des liens et des associations insoupçonnées génératives de sens. Alors, ma visée est de conserver le poétique dans le concret du quotidien, de faire ressortir le merveilleux dans un cadre de formation où l’apprenant est avide d’utilitaire. Je veux que toutes les circulaires deviennent des portraits bricolés par des enfants et que mille autres activités autant enrichissantes que surprenantes puissent naître d’un caillou, du papier d’un nid de guêpe ou de fil à pêche.

OBJECTIF : Faire le lien entre mes acquis (en littérature numérique et en animation) et mon futur rôle d’enseignant.

Stratégie 1 : Explorer cette question dans le cadre de mon contrat d’apprentissage dans le cours d’andragogie et ce, à travers le développement d’une carte conceptuelle. (AUT-2018)

Stratégie 2 : Répertorier les techniques/outils d’animation que je connais déjà et envisager des adaptations pour les contenus spécifiques que j’aurai à enseigner.  (ÉTÉ-2019)

[1] Les composantes des compétences sont tirées du document du MEES : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « La formation à l’enseignement : les orientations et les compétences professionnelles », consulté le 7 décembre 2018.

[2] Courau (2014). Les outils d’excellence du formateur: Tome 2: Concevoir et animer des sessions de formation. Chapitre 2 Connaître et comprendre l’andragogie, pp. 19-39.


2. Communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.

Les composantes de la compétence

  • Employer une variété de langage oral appropriée dans ses interventions auprès des élèves, des parents et des pairs (p. 71)
  • Respecter les règles de la langue écrite dans les productions destinées aux élèves, aux parents et aux pairs. (p. 71)
  • Communiquer ses idées de manière rigoureuse en employant un vocabulaire précis et une syntaxe correcte.  (p. 72)
  • Pouvoir prendre position, soutenir ses idées et argumenter à leur sujet de manière cohérente, efficace, constructive et respectueuse lors de discussions. (p. 72)
  • Corriger les erreurs commises par les élèves dans leurs communications orales et écrites. (p. 72)
  • Chercher constamment à améliorer son expression orale et écrite. (p. 73)

Qu’est-ce qu’une langue de qualité? Ouellon et Dolbec (1999 : 6) soulignent qu’une « langue de qualité est une langue qui permet d’avoir accès à toutes les facettes de la connaissance et au plus large éventail des possibilités de communication, une langue qui permet d’exprimer clairement sa pensée, de la nuancer, tant à l’oral qu’à l’écrit ». À ce propos, les opinions sont très diversifiées et s’étalent pour ainsi dire sur un continuum qui va du purisme le plus intransigeant au laxisme qui ouvre la porte à bien des abus (Simard 1990). Pour leur part, Ouellon et Dolbec (1999), qui rejoignent en cela Simard (1990), adoptent une position mitoyenne en soulignant qu’une langue de qualité peut être conçue comme celle qui permet de communiquer aisément avec les autres parlant la même langue, de façon tant orale qu’écrite, tout en étant marquée également par des particularités linguistiques qui caractérisent de manière précise les sociétés. Celles-ci se manifestent particulièrement sur le plan de la prononciation et du vocabulaire (Moreau 1999). (p. 70)

La langue a toujours été mon matériau de travail central. Que ce soit à travers ma démarche artistique d’écriture ou dans le cadre des emplois occupés au fil du temps (chargé de projets, coordonnatrice, animatrice, médiatrice culturelle); l’aspect communicationnel est toujours au cœur de mes projets et activités. Avec le cours LIN-8113, je me suis aperçue que c’est une chose de bien écrire et que c’en est une autre d’être capable d’expliquer les règles de grammaire et d’avoir une vision globale du système que représente la langue. Déjà, il faut noter qu’il y a un décalage entre la façon dont j’ai appris le français (grammaire traditionnelle) et comment on l’apprend aujourd’hui (grammaire moderne). Beaucoup de subtilités de la langue m’échappaient et m’échappent toujours (l’accord des verbes pronominaux, par exemple). Pour transmettre les savoirs associés à une langue, on doit en posséder d’abord la maitrise. Si j’ai la passion et l’amour de la langue, force est d’admettre que j’ai encore des gammes à faire en la matière. Il est important de poursuivre la mise à niveau entamée et de continuer de m’intéresser à la langue selon les perspectives les plus diverses des grammairiens, des linguistes, des auteurs, des sociologues, des historiens, etc. Devenir un modèle en intégrant la nouvelle orthographe. Tout cela dans l’optique de faire la promotion de la clarté et de la justesse, sans tomber dans le snobisme et le jugement (des marques d’oralité, des anglicismes ou des québécismes, par exemple). La langue est en mouvement et il y a moyen, je crois, de bien l’écrire et de bien la parler, tout en tenant compte du contexte des locuteurs et des différents usages qu’on en fait.

OBJECTIF : Mettre à jour mes connaissances de la langue de manière continue, principalement en matière de grammaire avancée.

Stratégie 1 : Continuer de m’investir (lectures, exercices) dans le cours de grammaire avancée LIN-8113. (AUT-2018)

Stratégie 2 : M’inscrire aux ateliers préparatoires du TECFÉE donnés par le CARÉ pour réviser de nouveau les notions de grammaire avancée.

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