Identité professionnelle

11. S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.


12. Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions.

Les composantes de la compétence[1]

  • Discerner les valeurs en jeu dans ses interventions. (p. 132)
  • Mettre en place dans sa classe un fonctionnement démocratique. (p. 132)
  • Fournir aux élèves l’attention et l’accompagnement appropriés. (p. 132)
  • Justifier, auprès des publics intéressés, ses décisions relativement à l’apprentissage et à l’éducation des élèves. (p. 133)
  • Respecter les aspects confidentiels de sa profession. (p. 133)
  • Éviter toute forme de discrimination à l’égard des élèves, des parents et des collègues. (p. 133)
  • Situer à travers les grands courants de pensée les problèmes moraux qui se déroulent dans sa classe. (p. 133)
  • Utiliser, de manière judicieuse, le cadre légal et réglementaire régissant sa profession. (p. 133)

Pour moi, au-delà de toutes les questions éthiques qui se poseront pendant l’exercice de ma profession d’enseignante et qui ne peuvent être imaginées au préalable, il y a la notion d’engagement, qui est centrale et qui est garante d’une posture qui suppose action, bienveillance et sens des responsabilités. On dit souvent de l’enseignement que c’est une vocation, on pourrait le dire de tous les métiers qui allient caring et humain. Il est évident que l’enseignement n’est pas qu’une question de transmission de savoirs et que dans l’exercice de ses fonctions, l’enseignant.e doit composer avec des personnes qui ont un parcours, une histoire, une famille, des humeurs et des émotions, des forces et des limites. J’aime bien établir une charte ou un code d’éthique dans les groupes avec lesquels je travaille. C’est un travail sur les valeurs. Ça permet d’établir des règles communes de base, de débattre de valeurs et de bonifier des consignes de base avec les valeurs qui sont importantes pour chaque groupe donné. Je veux enligner le cadre de mes recherches en matière d’éthique dans le but d’adopter éventuellement une définition satisfaisante du concept et pour dégager des principes directeurs qui guideront ma pratique.

[août 2019] Dans le cadre de la préparation de mon test de compétence linguistique en français oral, j’ai fait le compte-rendu critique du texte suivant :

Brassard, D. et Gagnon, R. (2011). “L’éthique dans la formation à l’enseignement : quelques repères et opportunités”, Vie pédagogique (157), 83-85.

Le texte s’articulait autour de quatre « repères »  en matière d’éthique et d’éducation identifiés par les auteurs. Les auteurs sont professeurs de l’UQAC et leur but était non seulement d’identifier des points de repère en matière d’éthique, mais aussi des occasions/activités concrètes de sensibilisation en lien avec ces derniers pour les futurs enseignants étudiant au BAC en enseignement préscolaire et primaire. Les quatre idées centrales sont :

1. la justification de ses actes : concerne l’alignement des actions et des valeurs, dont certaines valeurs communes primordiales (justice, égalité, équité, transparence, rigueur et cohérence).

2. le nécessaire professionnalisme : implique qu’en plus d’aligner nos actions et valeurs ensemble, chacun doit être capable d’expliquer le pourquoi de ses choix/actions.

3. la compétence éthique : fait référence à la compétence #12 des programmes en enseignement (Agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions).

4. la place de l’éthique dans la formation : fait référence à la place de l’éthique dans le programme de formation de l’école québécoise.

Les quatre repères identifiés sont un bon point de départ pour une réflexion sur l’éthique, des balises de base. Encore faut-il que notre réflexion s’appuie sur d’autres lectures, plus actuelles notamment. À questionner : comment je me positionne par rapport à chacun des quatre points, quelles sont les valeurs qui sont importantes pour moi, comment je définis le professionnalisme et la notion d’engagement, comment le département d’éducation de l’UQAM se positionne actuellement en matière d’éthique, quelle est la place faite à la réflexion et au débat dans le cadre des cours du programme, comment la compétence 12 est intégrée (ou pas) dans le cadre des différents cours et quelle est la place de l’éthique dans les programmes plus spécifiques de formation aux adultes…

OBJECTIF : Lire sur l’éthique, autant le concept général philosophique et les notions plus pointues associées au monde scolaire, notamment l’éthique discursive (p.131).

Stratégie 1 : Développer une petite bibliographie en lien avec le sujet (exemple : la collection Éthique dans le cadre scolaire chez PUL, la politique de civisme, d’éthique et de cybercivisme de la CSDM, etc.)  (HIV-2019)

Stratégie 2 : Bonifier le présent article à la lumière des lectures accomplies. (HIV-2020)

[1] Les composantes des compétences sont tirées du document du MEES : Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « La formation à l’enseignement : les orientations et les compétences professionnelles », consulté le 7 décembre 2018.