Programmes

PROGRAMMES.jpgDans cette section du blogue je tenterai de résumer les grandes lignes des programmes de FLS et de francisation, afin de faciliter la liaison des apprentissages (les miens) à la pratique professionnelle et d’envisager le pont entre formation et enseignement éventuel. Il est à noter que les nouveaux programmes qui s’adressent aux adultes (que ce soit en fbc, en fbd ou en francisation) s’articulent autour des principes andragogiques et de théories d’apprentissages, plus spécifiquement des courants du cognitivisme et du socio-constructivisme.

Conformément aux orientations du rapport intitulé Réaffirmer l’école (1997), la réforme de l’éducation des adultes s’inscrit dans un nouveau paradigme qui met l’accent sur le rôle actif de l’adulte dans son apprentissage. Le cognitivisme, le constructivisme et le socioconstructivisme présentent des conceptions de l’apprentissage en relation avec cette orientation. Globalement, elles permettent de mieux définir et de mieux comprendre en quoi la construction des connaissances repose sur une conception intégrée des savoirs et sur l’action cognitive et métacognitive de l’adulte. Selon la conception cognitiviste, la personne adulte apprend et se développe en traitant et en structurant l’information que lui présente son environnement physique, social et éducatif. L’apprentissage est donc considéré comme un processus actif et constructif qui prend appui sur l’établissement de liens avec les connaissances antérieures, d’une part, et de liens explicites entre les informations, d’autre part. Selon la conception constructiviste, une personne développe son intelligence et construit ses connaissances en action et en situation, par la réflexion sur l’action et sur ses résultats. Elle appréhende les situations nouvelles à l’aide de ce qu’elle sait déjà et modifie ses connaissances antérieures afin de s’y adapter. (FBC, 12[1])

Dans tous les cas, il est question d’approche par compétences.

La compétence y est définie comme « un savoir-agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources ». Le concept de compétence suppose une capacité réflexive sur le cheminement emprunté pour accomplir des tâches et résoudre des problèmes. Privilégier les compétences, c’est inviter à établir un rapport différent aux savoirs et à recentrer les interventions éducatives sur le réinvestissement immédiat des apprentissages. (FBD, 6[2])

Dans tous les cas, les situations d’apprentissages s’apparentent à des situations réelles que les adultes apprenants peuvent rencontrées, elles sont donc calquées sur des préoccupations/situations concrètes, ce qui permet aux apprenants de mettre en pratique leurs acquis rapidement. Les situations d’apprentissages se regroupent en domaines généraux de formation, qui sont liés à la vie adulte et qui diffèrent légèrement d’un programme à l’autre, mais où l’on retrouve toujours les notions centrales de santé, d’emploi, d’environnement et de citoyenneté. La pédagogie différenciée y est favorisée, afin de répondre plus adéquatement aux besoins du plus grand nombre d’apprenants.

La structure des cours est bien définie dans chacun des programmes et, quoique les rubriques diffèrent légèrement d’un programme à l’autre, on y retrouve toujours un descriptif de cours, les compétences envisagées, les savoirs/contenus disciplinaires, les attentes de fin de cours et enfin, les critères d’évaluation.


[1] Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « Programme de la formation de base commune – Document de présentation ».

[2] Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, « Formation de base diversifiée : Introduction générale aux programmes d’études ».

Publicités